Influence me, baby.
#2 Influence : action, généralement continue, exercée sur quelque chose ou sur quelqu'un.
Bonjour 💌
Bienvenue dans cette édition #2 du Journal de l’agence innée, où nous sommes déjà 180. Et si vous êtes encore là, c’est peut-être parce que la première édition vous a parlé. Aussi, j’en profite pour vous dire MERCI pour vos messages et marques de soutien sur la première. Le ton est donné, ce rendez-vous est le notre.

Au programme de cette édition :
1. Je vous propose une co-création, en fil rouge des prochaines éditions,
2. Comment les voyages en train ouvrent un espace temps à part,
3. Le pouvoir de l’anonymat,
4. La Brillante interview du mois.
Avant de commencer, vous pouvez aussi :
. Découvrir comment j’accompagne les artistes & les créateurs à professionnaliser leurs stratégies de communication,
. Me suivre sur Linkedin ou Instagram,
. Et/ou découvrir mon travail photo, qui illustre la totalité de mes publications :)
Allons-y 𓂻
1. Créer collectivement : on est 180 par ici, on essaie ?
Dans la précédente édition, je partageais les écrits d’Austin Kleon et l’importance de considérer que nous sommes, en tant que créatifs, la somme de toutes nos inspirations.
On peut aller un cran plus loin ensemble aujourd’hui.
Et s’ancrer dans une conscience créative. Je m’explique :
Comprendre d’où l’on vient pour comprendre ce qu’on cherche à exprimer dans nos créations. Réfléchir à nos role models : qui nous inspire ? Qui nous marque assez fort pour influer sur notre façon de créer, ou encore notre façon de mener nos projets ?
L’année dernière, Maud Alavès a été une de mes influences. Elle m’a menée à Austin Kleon et son outil : l’arbre des influences. Vous connaissez ? Une sorte de généalogie artistique. J’ai tout de suite adoré l’idée.
1/ Partir de soi.
2/ Identifier qui nous inspire.
3/ Puis identifier qui inspire ceux ou celles qui nous inspirent. Etc.
Avez-vous déjà crée le votre ?
De mon côté, je l’ai seulement ébauché. Et plutôt que de le construire seule de mon côté, je me suis dit qu’il serait plus agréable que chacun.e crée le sien, et que nous avancions ensemble :)
Je vous invite à construire votre propre arbre, au fil des éditions du Journal. Quand ils seront aboutis, j’adorerais en partager certains par ici ou dans un article dédié. Qu’en dites-vous ? Je trouve ça très entraînant de croiser nos influences ♡
Note : je me suis intéressée à celui ou celle qui avait inspiré cet arbre à Austin Kleon. Et j’ai fait une jolie découverte, que je partagerai dans l’édition de Janvier.
Note 2 : une fois l’arbre construit, l’histoire ne s’arrête pas là, bien au contraire. A vos carnets, et à suivre :)
Pourquoi prendre ce temps ?
J’adore les personnes qui réfléchissent. Je parle ici d’intention.
Dans une toile, une série, un texte, un post, une prise de parole, peu importe. S’arrêter juste avant et se demander pourquoi telle ou telle chose doit sortir de nous.
“Quelle énergie je veux mettre dans le monde avec ce projet ?”
Connaître ses influences, c’est savoir d’où l’on part, et mieux choisir où aller. Mieux comprendre aussi les associations qui nous viennent. Faire circuler ce que nous avons reçu, en y ajoutant notre regard, notre époque, notre voix.
Je crois que c’est un outil incontournable dans une philosophie créative.
A épingler dans son atelier quand il sera terminé :)
2. Les voyages en train ouvrent un espace temps à part, non ?
Cette édition a été écrite à 70% dans un train.
Je ne sais pas pour vous mais moi, c’est toujours le même schéma. Dès que je suis seule, assise dans le train, l’inspiration arrive. Et même, dès que j’arrive à la gare, cette pointe d’excitation désormais familière arrive. Mon cerveau doit savoir que les conditions vont être réunies pour créer, et s’allume de mille signaux.
Le train offre un espace-temps suspendu.
Un rythme qui n’est ni celui du quotidien ni celui de la destination. Quelque chose entre les deux. Une zone tampon où l’esprit se déplie. On observe, on regarde défiler les paysages, on se recentre, presque malgré soi.
Je me suis souvent demandé pourquoi être ailleurs décuple mon inspiration.
Et je crois que voyager permet de relativiser notre horizon habituel. D’interrompre les automatismes, de s’extraire. Et de voir les choses autrement.
A moins que ce ne soit l’anonymat qui nous permette de s’autoriser ?
3. L’anonymat ou le seul moyen d’être (vraiment) soi ?
Quand on est assis.e seul.e dans un train, on ne joue plus de rôle. Pour ma part, je ne suis plus la maman, l’amante, la coach, la fille de, etc. Je suis juste Aurélie.
Personne ne m’attend sur un comportement. Je peux être vraiment moi-même.
Qui sommes-nous quand personne ne regarde ?
J’ai le sentiment que l’anonymat agit comme un sas. On devient soudain juste nous-même, sans témoin direct, sans attentes projetées. C’est un territoire qu’on peut investir comme on veut, sans justification.
Et peut-être que c’est ça, le plus précieux : sentir, l’espace d’un trajet, que nos rôles identitaires peuvent se déposer.
Nous ne sommes plus une addition de fonctions, d’étiquettes, de responsabilités. Plus aucun type de performance attendu.
Et la créativité s’envole.
Et puis il y a le retour.
Pour ma part, je reviens souvent avec des questions nouvelles, des décisions minuscules mais déterminantes. Des mini révolutions personnelles.
Parfois, ce n’est rien de spectaculaire : une envie de simplifier, de ralentir, de remettre de l’ordre.
Parfois, c’est plus profond : un choix qu’on repoussait, une vérité qu’on ne peut plus ignorer. Comme si l’ailleurs avait clarifié l’intérieur.
Le voyage en lui-même est une influence.
4. La Brillante Interview
C’était un jour de 2024 où je n’attendais rien. En tout cas, jamais ça. Un appel, une journaliste, Caroline Guiol, enthousiaste à l’idée de me proposer une parution dans un livre sur Marseille, co-écrit avec Sophie Sutra. Elle avait repéré mon travail photo sur Instagram.
Un an plus tard, Café de la Banque à Marseille, nous voilà toutes les trois installées au chaud autour d’un café, pour préparer cette interview. Et j’ai à présent, dans mes archives de vie1, un portrait de moi tenant un livre dans lequel 4 de mes photographies sont publiées. Fou.
Pour moi, c’est l’illustration qu’une communication bien menée peut être porteuse d’opportunités. Sans immédiateté. Mais où chaque action est une brique supplémentaire à l’objectif que l’on vise.
Ce livre s’intitule Marseille Instantanés, Saison 2. Caroline Guiol & Sophie Sutra en sont les deux auteures. Je suis très fière de les inviter dans Le Journal.
Dans cette interview : les coulisses du projet de livre, de la sélection des artistes aux exigences qu’il impose. A retrouver ici.
Le Journal continue ici.
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On arrive à la fin de cette édition. Merci de l’avoir lue en entier ! Si ça vous a plus, pensez à ajouter un ♡ juste en dessous.
Vous pouvez aussi la partager si vous sentez qu’elle peut inspirer d’autres créatives et créatifs, c’est aussi comme ça que ce projet prend vie et grandit :)









Toujours un réel plaisir de te lire Aurélie ! Très inspirant cet arbre de généalogie artistique, j'adore l'idée de le construire au fil du temps :-)
Je suis complètement fan de Austin Kleon ! Cet arbre est fabuleux 🥰