Par où commencer.
#1 Commencer : verbe transitif - Faire la première partie de (une chose ou une série de choses) ; faire exister (ce qui est le résultat d'une activité).
Bonjour 💌
Bienvenue dans cette édition #1 du Journal de l’agence innée, où nous sommes déjà 147. Et pour un début d’aventure, 147 personnes ce n’est pas rien. Alors merci.

Avant de commencer, vous pouvez aussi :
. Découvrir comment j’accompagne les artistes & les créateurs à se positionner avec cohérence,
. Me suivre sur Linkedin ou Instagram,
. Et/ou découvrir mon travail photo, qui illustre la totalité de ma communication :)
Allons-y 𓂻
“Write the book you want to read”.
Vous voyez où je veux aller ? C’est Austin Kleon qui a écrit ça dans son livre Steal like an artist, que je recommande, que l’on soit artiste ou pas d’ailleurs.
L’idée est simple : on a toutes et tous des inspirations diverses, des role models qui nous influencent (comprenez ici : des personnes qui nous guident et nous poussent à réfléchir). Ces modèles, vivants ou morts, nous composent et façonnent notre façon de créer.
En considérant les choses sous cet angle, que se dit-on ?
Qu’en s’écoutant et en posant un regard en soi, il existe mille façons d’imaginer son projet, son art, son entreprise ou son écriture, peu importe. Chacune d’elles sera nourrie de nos inspirations, un mariage de nos influences, pour au final ne ressembler qu’à nous.
Voilà aussi pourquoi, et je le répète souvent aux artistes que j’accompagne, il est inutile de perdre son temps à craindre la copie : jamais personne ne pourrait reprendre 100% de vos influences, avec 100% de ce qui vous constitue, pour faire 100% la même chose que vous.
Si ce sujet vous parle, notez que je prépare pour l’édition #2 quelque chose à construire ensemble autour des influences ;)
Mais reprenons.
Je suis une créative. Ouverte à toutes les inspirations, et je note absolument tout. J’ai une base de données sur Notion que j’ai appelée The Brilliant Library. Mon oasis. D’idées que je marie ensuite à des moments, notamment ici pour l’écriture du Journal.
Mes inspirations viennent de toutes parts ; de mon carnet de lectures aux mots des artistes que je côtoie, en passant par la pop culture ou bien sûr, mes role models à moi.
Une artiste de mon réseau m’a récemment écrit, je cite, “Je suis ravie que tu aies pu entreprendre toujours dans le domaine artistique, avec une façon d’appréhender les choses et de les faire vivre à ta façon”.
Fou comme parfois certaines personnes, extérieures à notre quotidien, arrivent à résumer en quelques mots ce qu’on est incapable de faire nous-même.
Elle a tout juste.
Je suis en train d’écrire le livre que j’avais envie de lire.
Consciemment ou non, j’ai rassemblé mes forces et mes influences, assemblé celles qui vont ensemble, saupoudré le tout d’une envie féroce (oui oui) + d’une liberté totale, et extrait de tout ça : l’agence innée.
Commencer donc.
La définition dit : faire exister.
Je trouve l’idée jolie, et mon âme de créatrice s’allume.
Mais pour des raisons que j’ignore, j’ai mis des semaines à démarrer la rédaction de cette première édition, alors que son écriture m’obsédait littéralement nuit et jour. J’avais envie qu’elle existe. Des notes bien rangées, alimentées, prêtes.
Et pourtant, écran blanc, aucun mot ne venait.
Cette résistance au démarrage est intéressante à considérer.
Car que ce soit pour écrire une newsletter, démarrer une nouvelle série d’oeuvres ou toute autre projet, les créatifs & créatives que nous sommes y sont à un moment confronté.es.
Et comme souvent quand je ne comprends pas quelque chose, j’ai activé le mode curiosité. Je vous partage juste après ce que j’ai appris.
Parenthèse : l’IA m’aide à satisfaire ma curiosité mais uniquement en me donnant accès à des études, que je ne trouverais pas autrement via Google (et que je dévore). L’étude principale que je partage dans cette édition est celle de Jihae Shin & Adam Grant, 2021. Parenthèse refermée.
Pourquoi le cerveau remet-il à plus tard ?
Parce qu’il cherche à éviter une menace (émotionnelle ou cognitive)
Commencer un projet créatif = s’exposer (n’est ce pas ?) : à l’inconnu, à soi-même, au regard des autres.
Résultat : le système limbique (centre des émotions) active une réponse d’évitement, comme si commencer était une menace.
→ on diffère l’action pour soulager une tension interne.Parce qu’il a besoin de temps d’incubation
Pendant qu’on croit ne rien faire, le réseau “par défaut” du cerveau s’active.
C’est le moment où l’esprit vagabonde, où les connexions inattendues se forment.
Ce réseau est associé à la créativité, à la mémoire associative et à la génération d’idées originales.Parce qu’il se protège de la surcharge
Avant de commencer, une tâche complexe demande de mobiliser plusieurs ressources cognitives : planification, prise de décision, imagination.
Quand la charge mentale est déjà élevée (hum, oui, on connaît), le cerveau diffère automatiquement pour préserver l’énergie disponible.→ C’est une forme de protection, pas de faiblesse.
Coopérer avec ces (ses) résistances.
Me voilà (presque) rassurée sur le pourquoi. En tout cas éclairée. Car autrement dit, la résistance au démarrage n’est pas qu’un frein : parfois, elle prépare le terrain. Et c’est bien le signe qu’on frôle quelque chose d’important.
Donc différer ok. Mais activement. Il ne s’agit pas de se contenter de cette information, mais d’être malgré tout dans l’action : je m’explique.
nommer les peurs : être vu.e ? ne pas être à la hauteur ? quoi d’autre ?
changer de décor, observer ce qui vient,
ritualiser : dédier un carnet ? Les rituels créent des repères donc réduisent l’incertitude,
noter des mots, des idées, tout ce qui vient,
conscientiser : ce n’est plus je repousse, c’est je prépare,
se relier à un témoin : un “je vais le faire” à quelqu’un de confiance est un bon moteur pour l’action.
Par exemple moi, je l’ai fait avec vous, en envoyant le mail d’introduction du Journal. Vous étiez mes témoins. 147 témoins.♡
Conclusion
Vous lisez ces lignes. Donc possiblement j’ai réussi à aller au bout de ce projet.
Et sans doute, une fois cette première édition envoyée, ma résistance du départ se sera transformée en autre chose.
Ce que j’en retiens ?
Commencer, c’est accepter d’être débutant.e, encore et encore.
Créer, peu importe ce qu’on crée, c’est danser, entre nos résistances et ce mouvement qu’on a tant envie de faire naître.
Si vous êtes dans ce moment de flou avant un démarrage, ne forcez pas. Et ne vous jugez pas. Observez, notez, reliez. Vous êtes peut-être déjà en train de commencer sans le savoir.
La Brillante interview.
Et puis ce Journal, il est aussi pensé comme un espace d’expression pour les artistes.
Un media, qui au fil de temps, pourra créer des connexions entre artistes & artistes, ou entre artistes & passionnés d’art.
Chaque mois, j’invite un ou une artiste à partager un apprentissage, un projet, sa vision de la création, ses défis aussi parfois. Du concret, de l’introspection, des réalités de l’entrepreneuriat artistique.
Pour agrandir fort notre regard, nos idées ou champs des possibles. Ou encore semer des idées en chemin.
C’est la première édition. JOIE !
Je suis heureuse d’accueillir l’artiste plasticienne Lola Mathé qui vient nous raconter les dessous de son exposition dans une boutique de la prestigieuse marque de bijoux Mauboussin.
Une expérience hors des circuits habituels et selon moi, un choix terriblement pertinent. Exposer dans une maison comme Mauboussin permet d’associer son travail aux codes du luxe (rareté, savoir-faire, émotion) + de toucher un public sensible à l’esthétique.
C’est une manière intelligente de gagner en visibilité et en légitimité, tout en sortant des circuits d’exposition traditionnels.
Et en lisant le récit de Lola, on peut se dire que les choses deviennent vraiment intéressantes quand on ne reste pas seul.e ;)
L’interview complète est à retrouver ici.
Le Journal continue ici.
Un clic sur l’image pour continuer votre lecture en parcourant les derniers articles du Journal.
On arrive à la fin de cette édition. Merci de l’avoir lue en entier ! Si ça vous a plus, pensez à ajouter un ♡ juste en dessous.
Vous pouvez aussi la partager si vous sentez qu’elle peut inspirer d’autres créatives et créatifs, c’est aussi comme ça que ce projet prend vie et grandit :)
Ps : lecture du moment. J’aurai l’occasion d’en reparler tant je sens déjà que je ne ressortirai pas indemne de la lecture de ce livre. A bientôt, Aurélie.








Alala cette résistance au commencement! Merci pour ces jolis mots!
Haa petit monde ! J’ai croisé Lola cette semaine à un super event organisé par Mathilde et là, je la vois dans ton journal :)